Adrien Abauzit : interviewé par wearechange (2012)

Vidéo : wearechange

Partie 1
I-1) Point positif de l’actualité ?
I-2) Pourquoi ne croyez-vous pas au système ?
I-3) Pourquoi l’oligarchie déracine-t-elle les gens ?
I-4) Pourquoi peu de gens osent-ils parler ?
I-5) Où se situe le pouvoir ?
I-6) Quand la finance a-t-elle gagné ?

Partie 2
II-1) Rôle de l’Allemagne en Europe ? Petite main de l’oligarchie ?
II-2) La France est-elle le dindon de la farce ?
II-3) La régionalisation : vraiment bénéfique pour l’Allemagne ?
II-4) Les rois de France et les féodaux
II-5) De Gaulle et les oligarques
II-6) Guerre de 7 ans : prémisse à Waterloo ?
II-7) Les Anglais et la marine française

Partie 3 : histoire et mémoire
III-1) Un peuple doit-il connaître son histoire ?
III-2) L’incitation à la repentance
III-3) Quand a commencé la repentance ?

Partie 4 : la gauche
IV-1) Fin du CDI organisée par la gauche, une social-traîtrise ?
IV-2) Y’a-t-il toujours un clivage gauche-droite ?
IV-3) Mariage gay, avez-vous été surpris par l’ampleur de la contestation ?

Partie 5 : l’avenir
V-1) Quel avenir pour l’immigration ?
V-2) Que pensez-vous de l’Islam ?
V-3) Que pensez-vous des mosquées ?
V-4) La jeunesse vous semble-t-elle de plus en plus lobotomisée ?

Partie 1

I-1) Point positif dans l’actualité ?

Un seul : avec les évènements du Trocadéro, pour une fois les racailles sont allées embêter les bourgeois, ces mêmes bourgeois qui sont dans le déni du réel et qui traitent de fasciste les français des classes moyennes et populaires qui subissent les racailles. J’invite d’ailleurs les racailles à commettre leurs actes d’incivilité prioritairement dans ces quartiers-là 🙂

I-2) Pourquoi ne croyez-vous pas au système ? Y’a-t-il eu un évènement particulier ?

Une raison profonde est peut-être que je suis tombé amoureux à 10 ans de la littérature policière populaire française : Arsène Lupin, Fantomas, Rouletabille.
Ces romans se passent dans la France de la belle époque, (1890-1914) avant l’américanisation et la wesh-weshisation.
Mon goût de l’histoire a dû également jouer. Aussi, à 20 ans je me suis mis à lire beaucoup, ~200 livres par an.

I-3) Vous expliquez que nos sociétés modernes ne sont pas des démocraties, en quoi cela engendre-t-il du déracinement ?

La problématique de l’oligarchie en 1945, c’est qu’elle voulait conserver ses privilèges, mais pour cela elle ne pouvait plus recourir aux armes à cause des traumatismes de la guerre. Egalement, l’Etat de droit s’est amélioré. Sans présumer d’un complot, s’est alors mis en place un processus de domination que j’ai appelé le Totalitarisme de Marché (TdM). Ça consiste à s’attaquer aux esprits des individus, à les déraciner, pour en faire des légumes malléables et des esclaves (ex : personnes qui regardent régulièrement Secret Story), tout en respectant leurs libertés fondamentales. [citation de Pasolini qui explique que le TdM a réussi ce que le fascisme n’a pas réussi]

I-4) Les gens prennent conscience que les choses ne tournent plus très rond, alors pourquoi personne n’ose-t-il rien dire ?

Effectivement les gens n’ont pas le même discours dans le privé et le public. Le surmoi agit comme un gendarme intérieur, et il se crée à partir des normes que le système envoie. Exemple : à table avec des collègues dont on ne connaît pas les opinions politiques, on n’osera pas critiquer l’immigration.

I-5) Où se situe le pouvoir ?

Pas à l’Elysée. Un peu à la commission européenne. Les commissaires européens, sont élus par les chefs d’Etat et de gouvernement.
Qui fait la liste ? Comment choisissent-ils ? C’est l’hyperclasse qui décide, c’est-à-dire les propriétaires des moyens de production. Banques, fonds de pension, élites médiatiques, élites universitaires, etc.
Par exemple, Van Rompuy [prononcer “romp-oeil”] avant d’être président du conseil européen avait été “auditionné” au Bilderberg. C’est officiel.

I-6) La Finance a pris le pas sur le politique, pouvez-vous expliquer comment cela s’est-il produit ?

Les 30 glorieuses, années de reconstruction après guerre, ont connu de fortes croissances grâce à la mécanisation.
Dans les années 70, cette croissance s’essouffle (choc pétrolier). Il a fallu trouver de nouveaux relais de croissances, le système a mis sur pied le monde imaginaire de la finance. Le droit européen a donné les pleins pouvoirs à la finance par le libre échange, la libre circulation des capitaux, la privatisation de la création monétaire, etc.

– les Hedge Funds sont des fonds spéculatifs, Georges Soros est celui qui leur a donné leur forme contemporaine.
– les produits dérivés sont des produits financiers qui permettent de faire des paris sur l’évolution des prix. La spéculation sur les produits dérivés (chiffres de 2008) c’est plus de 60% de la finance (600K Mds de $).
– la fin des accords de Bretton Woods a mis en place un système de changes flottants. C’est à cause des changes flottants qu’ont été mis en place les produits dérivés.
– les secteurs de spéculation sont essentiellement : produits dérivés, devises, actions, matières premières.

Partie 2

II-1) Le rôle de l’Allemagne est-il, comme Pierre Hillard le dit dans “Minorités et Régionalismes”, d’être le sous-traitant du libéralisme anglo-saxon en Europe ?

Livre très intéressant (mais en allemand) : Général Allemand Gerd-Helmut Komossa, dans Die deutsche Karte, nous dit qu’à chaque fois qu’un chancelier allemand est élu, il va prêter allégeance à Washington. Il écrit aussi que l’Allemagne est sous domination anglo-saxonne pour 99 ans.

Si on veut comprendre ce qui se passe en Allemagne, trois auteurs à lire : Jacques Bainville, André Chéradame et Pierre Hillard.
Les élites allemandes n’ont pas renoncé à défendre leur pays (contrairement aux élites françaises). L’objectif de l’Allemagne est d’effacer les conséquences des 2 guerres.
Pierre Hillard montre bien comment s’articule juridiquement parlant le néo-pangermanisme allemand, qui reprend grosso modo la politique de Guillaume II.
Les anglo-saxons laissent l’Allemagne pousser ses propres pions, si elle pousse également les pions du mondialisme, et notamment la mise en place du bloc européen.

II-2) Sur le plan économique, l’Allemagne a réussi à tirer son épingle du jeu avec la construction européenne, la France est-elle vraiment le dindon de la farce ?

Oui car les mesures de libre-échange détruisent l’économie de la France.

Ce que nous vivons là n’est que la conséquence de Waterloo. En 1815, les élites françaises comprennent qu’elles ne pourront pas maintenir leurs privilèges par la puissance de la France. Elles font donc le choix de la vassalisation à la Grande-Bretagne. On aurait pu renverser la tendance en 14-18, mais Clémenceau -agent anglais- s’y est refusé, se référer pour mieux comprendre au livre d’Emile Flourens : “La France Conquise”.

II-3) La régionalisation voulue par l’Allemagne ne pourrait-elle pas être un piège qui finit par se refermer sur elle ?

Le sentiment ethnique allemand est très développé. Guillaume II parle des tribus allemandes. Ils sont moins gênés par l’ethnicisme d’Etat.
Ce que nous apprend Jacques Bainville, c’est qu’il n’y a pas la place d’avoir une France forte et une Allemagne forte en même temps.

II-4) Dans votre livre vous expliquez que, contrairement à l’image qu’on donne habituellement de la monarchie, les rois de France ont souvent combattu les grands féodaux.

Comment est née la noblesse ? Elle est née sous Charlemagne. Les comtes étaient des préfets, qui administraient un territoire en son nom.
Louis le Pieux, fils de Charlemagne, manquait d’autorité, et les fils de Louis Le Pieux se sont rebellés, ce qui a mené à une guerre civile.
Pendant la guerre civile, les comtes ont réussi à rendre leur charge héréditaire.
L’histoire des rois de France, c’est de reconquérir les pouvoirs qui étaient ceux de Charlemagne.

Louis XIV y est un peu arrivé, mais une nouvelle noblesse va arriver, la noblesse de robe, la noblesse des Parlements.
Les Parlements ont repris cette tradition de fronde à l’égard des rois, avec Louis XV et Louis XVI.
Louis XV – très mauvais roi entre autres parce qu’il aurait pu annexer la Belgique – s’est un petit peu réveillé à la fin de son règne (1770) avec son triumvirat : le duc d’Aiguillon, l’abbé Terray et le chancelier Maupeou [se pronoce Maupou]. Il avait réussi à remettre la France sur de bons rails, mais il meurt en 1774.
Louis XVI, jeune et pas bien formé, appelle au pouvoir Maurepas. Maurepas conseillera au roi de rappeler les Parlements, ceux-là mêmes qui avaient été bannis par le triumvirat.
Les parlements vont embêter Louis XVI pendant tout son règne, et à la fin tout le monde y passera …

II-5) Est-ce que De Gaulle s’inscrirait dans une continuité de lutte contre les féodaux ?

De Gaulle a sauté à cause de son projet de participation, l’oligarchie s’est retourné contre lui.
De Gaulle est parti en 1969 sur un référendum perdu, Giscard et Pompidou lui avaient bien savonné la planche en appelant à voter non. De Gaulle est tombé, et à la place des salariés propriétaires des moyens de production, on a eu les hedge funds et les fonds de pensions, via la liberté de circulation imposée par le droit européen.
Livre conseillé : L’anti De-Gaulle, par Louis Vallon, sorti en 1969 qui désigne Pompidou comme l’ennemi de De Gaulle.

II-6) La guerre de 7 ans (1756-1763) est-elle un prémisse à Waterloo ?

La guerre de 7 ans, c’est la première guerre mondiale, la France perd son premier empire colonial.
Alfred Sauvy : “la perte culturelle du monde pour la France” [dans l’Europe submergée]
C’est n’est pas un prémisse mais une entorse à la domination française, qui avait été officielle depuis le traité de Westphalie (1648).
N’oublions pas qu’après il y a eu la guerre d’indépendance américaine où la flotte anglaise a été mise à l’amende par la flotte française.
La France perd sa domination en 1815.

II-7) L’Angleterre ne craignait-elle pas le dynamisme économique de la marine française ?

Entre 1701 et 1715, il y a eu la guerre de succession d’Espagne, qui permettait à Louis XIV de mettre son petit-fils sur le trône d’Espagne. L’Europe s’est coalisée contre la France, La France l’a emporté, notamment parce que l’Angleterre s’est retirée de la bataille (qui avait peur que l’Autriche reconstruise l’empire de Charles Quint.
La condition pour que l’Angleterre se retire a été d’ensevelir le port de Dunkerque.
L’Angleterre a fait la guerre à la France pendant 25 ans entre la Révolution et l’Empire car l’Angleterre ne voulait pas qu’Anvers soit française.

Partie 3 : l’Histoire et son instrumentalisation, et la mémoire

III-1) Un peuple doit-il connaître son histoire ?

Oui bien sûr. L’histoire enracine. Ce qui n’empêche pas de s’intéresser à l’histoire du monde, que j’ai apprise en lisant “le petit Mourre”, une encyclopédie historique.

Dans votre livre vous citez des hauts faits de l’histoire de France, faut-il être fier d’être Français ?

Absolument.

III-2) On nous incite régulièrement à la repentance, cela vous est-il insupportable ?

Ça m’est d’autant plus insupportable que tout cela repose sur des mensonges.
Par exemple sur l’esclavage. La France a pratiqué l’esclavage comme beaucoup de pays,
mais surtout la France a été la premier pays de l’histoire de l’humanité à abolir l’esclavage.
Mais ça les médias n’en parlent jamais.
C’est Louis X le Hutin qui a aboli l’esclavage sur le territoire de France.
Tout esclave noir qui entrait sur le sol français était automatiquement affranchi.
En 1570, des magistrats du parlement de Bordeaux ont refusé que des esclaves africains remontent dans les bateaux en partance pour les Etats-Unis (au grand dam des armateurs), parce qu’ils étaient affranchis.
On peut regretter que ça n’ait pas été appliqué tout de suite sur les colonies, ça a été chose faite en 1794 avec Robespierre (et encore une fois la France est un précurseur).

Autre exemple, la colonisation.
Le système reproche à la France la colonisation, alors que la colonisation de la France a duré 130 ans en Algérie et 70 ans dans les autres colonies.
Alors que la colonisation de l’Espagne par les arabo-musulmans a duré 700 ans.
On nous dit que la colonisation française a tous les maux, alors que la colonisation de l’Espagne est formidable.

III-3) Quand a commencé la repentance ?

La repentance a commencé avec Chirac qui a dit que la France était responsable de la rafle du Vel d’Hiv.
Comme si la France n’était pas sous occupation, comme si la France non occupée avait pu commettre de tels actes.

Jean-Raymond Tournoux, dans son livre Pétain et De Gaulle (1968), nous raconte que le jour de la rafle du Vel d’Hiv, le vice-président du Conseil a trouvé Pétain en larmes.

Le nombre exact des français juifs ayant échappé à la déportation est de 75%.
Alain Michel, un rabbin, dans son livre Vichy et la Shoah (mars 2012), mentionne que Vichy a voulu envoyer les juifs de France aux Etats-Unis, et que Roosevelt a refusé.

Partie 4 : la gauche

IV-) La gauche a validé la fin du CDI, peut-on parler de social-traîtrise ?

C’est un euphémisme [explications en détails de la mesure]
Le PS valide le droit européen, qui est néolibéral par essence, il n’y a pas de débat pour savoir si la gauche est pour ou contre les travailleurs.

IV-2) Y’a-t-il toujours un clivage gauche-droite ?

La gauche est le parti qui veut éradiquer le passé.
La droite est le camp de la conservation du passé.
Donc tous les partis sont de gauche.

IV-3) Mariage gay, avez-vous été surpris par l’ampleur de la contestation ?

Je rends hommage aux manifestants. Le contraste est saisissant entre la brutalité de la police à l’encontre des manifestants, et l’impunité totale des racailles.

Partie 5 : l’avenir

V-1) Quel avenir pour l’immigration ?

Il faut arrêter l’immigration. Elle conduit à l’implosion de la société française.
Un bourgeois qui traite les autres de fasciste mais qui habite dans les beaux quartiers, pourrait tout aussi bien dire :
“Il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat ! J’ai plein de pognon !”
C’est pas parce que tu ne souffres pas de la délinquance que d’autres n’en souffrent pas.

Mais la délinquance ce n’est pas génétique vous êtes d’accord ?

Non bien sûr, c’est un processus compliqué. Pauvreté, déracinement.
Ce qui est compliqué avec les racailles c’est qu’ils sont aussi des victimes de système.
Mais ce sont des bourreaux du peuple et leur statut de victime ne les exonère pas de leur culpabilité. Nous sommes tous des victimes du mondialisme.

Vouloir imposer les droits de l’homme à des pays comme l’Irak, l’Afghanistan, le Mali, la Lybie c’est une vision coloniale du monde.
C’est imposer sa culture. C’est du colonialisme.

V-2) Que pensez-vous de l’Islam ?

Je ne connais pas. Je ne peux pas critiquer l’Islam, de même que je ne peux pas critiquer le shintoïsme.
Imputer l’incivilité de maghrébins à l’Islam est une escroquerie intellectuelle.

V-3) Il y a des problèmes identitaires en ce moment, que pensez-vous en particulier de la question des mosquées ?

Je ne suis pas contre les mosquées, je suis contre une arabisation de l’architecture française.
Je ne suis pas pour que le paysage français s’arabise.
Si demain il y avait une francisation de tel ou tel pays, le pays concerné serait contre la francisation, ils diraient : “nous on veut garder notre culture”, et c’est bien normal.
C’est du pur bon sens.

V-4) La jeunesse vous semble-t-elle de plus en plus lobotomisée ?

Je remarque que les débranchés de la matrice sont plutôt des jeunes.
Même si on est tous insupportés par nos collègues et amis qui ne veulent rien comprendre.
Une raison probable est que ce sont ceux qui souffrent le plus.

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